En Indre-et-Loire, les DDI au régime sec !
jeudi 24 octobre 2024
« On garde le cap : plein emploi, réindustrialisation, réarmement de nos services publics »
Déclaration à la presse de M. Emmanuel Macron le 11 avril 2024
Septembre 2024 – La réalité en Indre-et-Loire...
Dans un courrier en date du 6 août 2024, signé par M. Latron, préfet d’Indre-et-Loire, les agents de l’ensemble des directions de l’administration de l’État ont été mis devant le fait accompli de l’arrêt de commande de fournitures de papier. Plus surprenant encore, il leur est imposé de restreindre, voire suspendre leurs déplacements dans le cadre de l’exercice de leurs missions et de leurs formations. Par ailleurs l’ensemble des agents des directions départementales interministérielles ont été prévenus que les frais de déplacement ne seraient plus remboursés en 2024 et seraient reportés en 2025. Cette décision déconnectée des réalités du terrain témoigne d’un manque de considération pour les administrés et les agents qui continuent, malgré tout, à assurer le bon fonctionnement de nos services publics.
Ce courrier est notamment le résultat des demandes successives d’économies formulées par le ministère de l’Économie et des Finances, à la suite d’erreurs manifestes et flagrantes de programmation budgétaire.
Ces annonces dégradent encore davantage nos conditions de travail en 2024. Après une mise en marche tardive puis une coupure de chauffage prématurée dans l’ensemble des bâtiments de l’État fin mars 2024 (ce qui a amené des collègues à travailler en bureau par moins de 10 °C), ce sont désormais les capacités des agents à se déplacer sur le terrain et à bénéficier de fournitures de base qui sont remises en cause.
Sans la moindre considération pour les agents, la fonction publique d’État subit une attaque sans précédents.
Nous souhaitons alerter l’opinion publique, car ces atteintes impactent directement la qualité du service rendu à l’ensemble des citoyens de notre département. Les ministères ne sont plus en mesure d’assurer correctement et sereinement leurs missions essentielles : conseil et appui aux collectivités pour leur développement, contrôle des conditions de travail et d’hygiène, mise en œuvre de la politique du logement et bien d’autres encore. Dans ce contexte, comment prétendre, comme l’affirmait le chef de l’État le 12 mars 2024 « remettre l’État au cœur des territoires », lorsque les agents ne peuvent plus se déplacer ?
Alors que les agents de la fonction publique voient leurs conditions de travail se dégrader, le pays connaît une concentration sans précédent des richesses. Il est donc essentiel de trouver un équilibre qui permette de concilier les impératifs budgétaires et la garantie d’un service public de qualité, tout en maintenant des conditions de travail dignes pour tous les agents.
Nous refusons de rester silencieux face à cette situation et ce message vise à alerter les citoyens de la dégradation alarmante du bien commun que constituent nos services publics. Il serait réducteur de parler simplement de dérapage des dépenses publiques comme le prétendent certains : cette dégradation résulte de choix politiques. D’autres recettes et ressources existent pour les caisses de l’État, il est urgent de les mobiliser.
Nous ne resterons pas les spectateurs impuissants de ces attaques répétées contre notre outil de travail et contre le service public.
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